Tout pour comprendre les enjeux de la Reconstitution du Fonds Mondial dans notre réseau

 

Tout pour comprendre les enjeux de la Reconstitution du Fonds Mondial dans notre réseau 

En septembre 2022, le Fonds mondial de lutte contre le VIH, la tuberculose et le paludisme tiendra sa 7ème conférence de reconstitution des ressources aux États-Unis. Le Fonds mondial a annoncé sa cible financière pour 2024-2026 en février dernier : au moins 18 milliards de dollars pour trois ans. Malgré une nette augmentation par rapport aux 14 milliards prévus en 2019 pour 2021-2023, celle-ci ne suffira pas à compenser l’effet catastrophique de la pandémie de COVID-19 sur la lutte contre les trois épidémies : Coalition PLUS appelle tous les contributeurs au Fond Mondial à réagir. Analyse de la situation avec Maria Donatelli, Responsable des Relations Internationales et Droits humains à Coalition PLUS et Jeanne Gapiya, Présidente de l’ANSS au Burundi.

 

Les besoins financiers pour faire face au VIH
 

Le Fonds mondial l’a confirmé lui-même: deux ans de pandémie de COVID-19 ont fait reculer les progrès de la lutte contre les grandes pandémies. Selon nos nouveaux calculs incluant l’impact du recul des dépistages et mise sous traitement lors des différents confinements en réponse à la COVID-19, 130,2 milliards USD sont aujourd'hui nécessaires pour revenir sur le chemin des objectifs 2030 d'élimination du VIH/sida, du paludisme et de la tuberculose. Même si son argumentaire d’investissement prévoit une augmentation des ressources allouées par rapport aux trois années précédentes, sur le total des besoins nécessaires, le Fonds mondial ne tient pas en compte tout le retard accumulé lors de l’urgence sanitaire.

Même si on additionne les besoins financiers couverts par le Fonds mondial, les financements extérieurs autres que le Fonds mondial et les ressources nationales des pays de mise en oeuvre, selon les besoins projetés en ressources pour lutter contre le VIH, la tuberculose et le paludisme, il reste un déficit de 28,4 milliards de $US (voir le tableau suivant). Cela signifie que, même si le Fonds mondial parvient à rassembler 18 milliards de $US,  22 % des besoins financiers pour rattraper le retard accumulé et atteindre les objectifs fixés pour la période 2024 – 2026 ne seront pas couverts. La cible définie par le Fonds mondial est donc un seuil minimum, et les efforts devront se poursuivre pour continuer à mobiliser d'autres financements pour la lutte mondiale contre les grandes pandémies.

 

 

« Avant 2020, nous n’étions pas sur la bonne trajectoire pour atteindre les objectifs d’élimination fixés par la communauté internationale, rappelle Jeanne Gapiya. Mais la COVID-19 nous a encore davantage éloignés de ce but. Les enjeux sont donc énormes pour notre réseau : les vies de millions de personnes sont en jeu ! »


Les pays donateurs doivent s'engager

Coalition PLUS soutient ses membres basés dans les pays donateurs afin d'appuyer leur démarche de plaidoyer vis-à-vis de leurs gouvernements. Par exemple, l’association AIDES demande à la France une augmentation de sa contribution actuelle à hauteur de 50%, ce qui revient à porter la contribution française à 2 milliards d’euros au total sur les 3 prochaines années. Sachant que le Portugal et le Canada avaient augmenté leur investissement dans la lutte aux trois pandémies respectivement de 25% et 16% lors de la 6ème conférence de reconstitution, Coalition PLUS travaille avec ses membres basés dans ces pays donateurs pour qu'ils augmentent à nouveau leur contribution, et de manière significative. Le réseau soutient également ses membres et partenaires dans les pays récipiendaires dans la mise en place de campagnes de plaidoyer.

"Le Fonds Mondial est un mécanisme qui a fait ses preuves"

Si Jeanne Gapiya se trouvait devant les dirigeants-es des pays du G7 et de la commission européenne, qui représentent 80% des bailleurs du Fonds mondial, son message pour eux serait clair: « Le Fonds Mondial est un mécanisme qui a fait ses preuves. »

« Le Fonds mondial est aussi indispensable pour permettre aux personnes vivant avec le VIH et aux populations marginalisées les plus exposées au virus de participer pleinement à l’élaboration et à la mise en œuvre des politiques et programmes de santé qui les concernent directement » ajouterait-elle. La représentation des communautés concernées au sein des instances de décision du Fonds reste peu satisfaisante, mais ce n’est pas en continuant de sous-financer l'action communautaire que nous arriverons à mettre fin au sida. Dans les pays à revenus faibles et intermédiaires, les programmes par et pour les personnes infectées et affectées en premier lieu par le VIH ne représentent que 2% des financements. 

« Cela doit changer, car il est primordial que les fonds alloués à la riposte au VIH soient prioritairement destinés aux programmes conçus, gérés par et pour les personnes marginalisées et vulnérables au VIH » affirme Jeanne Gapiya.

Positionnement de Coalition PLUS

Vu les retours faits par ses membres, Coalition PLUS s’implique dans une campagne visant à une reconstitution forte des ressources afin de continuer le travail de terrain et de permettre au Fonds Mondial de surmonter le manque de ressources criant indiqué par notre enquête et décrié par nos membres dans certains pays donateurs.

Un appel à la solidarité francophone a été transmis au Président français Emmanuel Macron par la société civile camerounaise via Yannick Noah, célèbre joueur de tennis français et chef de son village au Cameroun, lors de la visite présidentielle dans ce pays d'Afrique centrale ce 26 juillet. L'appel a également été transmis à l'Ambassadeur de France. Une belle initiative soutenue par Coalition PLUS et à laquelle ont participé nos partenaires Alternatives Cameroun et Affirmative Action !

 

 

Pour en savoir plus sur la 7ème conférence de reconstitution du Fonds Mondial, consultez:

Pour soutenir la mobilisation en faveur de l'augmentation des financements du Fonds Mondial, signez et partagez l'appel #UrgentdAgir publié dans le Journal du dimanche!

Pour toutes questions sur la Reconstitution du Fonds mondial, contactez Maria Donatelli à This email address is being protected from spambots. You need JavaScript enabled to view it.

 

La lutte contre la COVID-19 ou contre le VIH/Sida? (ou vice-versa?)

Pour l'ANSS la lutte contre la COVID-19 n'est pas un combat séparé de son combat habituel contre le VIH / Sida. Si nous voulons aller au bout à ces deux pandémies nous devons les combattre en même temps pas l’une avant l’autre ou l’une contre l’autre. Il s'agit d'un seul et même combat.

C'est pour cette raison que l'ANSS a puisé de ses 27 ans d'expérience contre le VIH / Sida pour être à l'avant-garde avant même que le Burundi ait enregistré son premier cas. Elle a pris des mesures pour protéger son personnel et toute personne qui sollicite ses services. Ainsi des mesures pour lavage des mains dans tous ces centres ont été prises, du matériel pour la protection de son personnel médical, médiateurs / trices de santé ainsi que le personnel d'appui ont été octroyé à ces derniers (blouses, pantalons, masques, bottes, ...)

Les moyens de protection ont été aussi donnés à nos partenaires particulièrement les associations des foyers ayant des rapports sexuels avec les hommes, les usagers de drogues ainsi que les professionnels de sexe.

Des séances de sensibilisation sont données à nos militants tous les matins avant les consultations.

Cette pandémie nous a réconforté une fois de plus de notre appartenance à Coalition PLUS qui a directement voté un fonds d'urgence et octroyé aux associations membres dont l'ANSS et ses partenaires dans un délai record sans trop d'administration répondant tout simplement à l «urgence.

Nos remerciements vont aussi à l'Ambassade de France au Burundi ainsi que Sidaction qui nous ont aussi inclus financièrement.

Une fois encore l'ANSS sait qu'elle peut compter sur son capital le plus important: les hommes et les femmes dont l'engagement les pousse à se surpasser prenant même des risques pour sauver des vies.

 

Les infirmières en tenue de travail et des masques pour la protection contre la covid-19

Les médiatrices de santé eux aussi ont réçu leurs uniformes dans le cadre de se protéger contre la propagation de la covid-19

Le personnel d'appui n'a pas été oublié dans le cadre de la protection de cette pandémie, ils ont bénéficié des uniformes, des masques et des gants.

PREVENTION ET LA GESTION DE L’EPIDEMIE A COVID-19 A L' ANSS

 

La pandémie de Covid-19  est une pandémie d'une maladie infectieuse émergente, appelée la maladie à coronavirus 2019 (Covid-19), provoquée par le coronavirus SARS-CoV-2. Elle apparaît le 17 novembre 2019 dans la province de Hubei (en Chine centrale), et plus précisément dans la ville de Wuhan, puis se propage dans le monde entier.

Les pays du monde entier y compris le Burundi ont pris des mesures pour arrêter la propagation de cette pandémie de Covid-19. C'est dans cette logique que l'ANSS étant une structure de prise en charge des personnes vivant avec le VIH/SIDA a pris l'avant garde dans la mise en place de ces mesures de prévention.

Face à d’urgence de maintenir à  minima les services essentiels de prévention et de prise en charge des bénéficiaires suivis dans les antennes et de préserver la santé du personnel et des visiteurs, l’ANSS s'est dotée d’un plan d’action  d’urgence pour la  prévention et de gestion de l'infection au Covid-19  et a  identifié des activités prioritaires afin d’atténuer  l’impact négatif de l’épidémie à Covid-19 sur  la continuité des services essentiels.

Toute personnes qui entre à l'ANSS doit d'abord se laver les mains avec de l'eau propre et du savon, ensuite  deux unités placées à l'entrée procède aux questionnement pour savoir s'il tousse, a été en contact avec celui qui a du Covid-19, si dans la famille il y a des gens qui toussent et enfin procède à mesurer la température par un thermo flash .

Par conséquent s'il y a suspicion des signes du  Covid-19, l'un des deux unités appel un médecin pour la consultation de ce malade. Après la consultation, si le médecin trouve que les signes sont réunies caractérisant un cas de Covid-19, l'ANSS transfère ce patient à l'hôpital pour être testé et soigné au cas il devient positif.

Comme l'ANSS fait le suivi des PVVIH à domicile ou à l'hôpital, elle fait aussi le suivi des cas  de ses patients qui deviennent positif au Covid-19.

 
 

L'accès à la santé, un droit pour toutes les femmes.

Burundi  : les travailleuses du sexe, victimes de violences et de discriminations, ont besoin de soins adaptés.

 

A l'occasion du 8 mars, Journée internationale des droits des femmes, les travailleuses du sexe mobilisées pour un meilleur accès à la santé et à la défense de leurs droits prend la parole.

Le 01 mai :Journée internationale du travail et des travailleurs

En date du 01 mai 2019, l'ANSS s'est joint à la communauté nationale et internationale pour célébrer la journée internationale du travail et des travailleurs. Cette activité a débutée par un sport (une marche) qui a été suivi dans les locaux de l'ANSS par les discours d'un employé et ensuite de l'employeur. Ceux qui ont pris la parole ont tous félicité le personnel pour leur dévouement au travail et les encourager d'aller de l'avant. La fête s'est clôturée par le partage d'un verre.