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Droits Humains

Contexte du projet

 

Le projet ‘‘Droits Humains’’ dont son vrai titre « Amélioration de l’accès à la prévention et au traitement du VIH/ sida et des hépatites en Afrique et dans les caraïbes, à travers la défense des droits humains des groupes les plus vulnérables » vise à contribuer au renforcement des capacités des associations africaines de lutte contre le VIH/Sida pour affronter l’exclusion des groupes hautement vulnérables dans les programmes de prévention et de traitement du VIH/sida, étant donné que ces derniers constituent des groupes à haut risque et par conséquent, les principaux foyers de  propagation de l’épidémie dans le monde.

 

Le projet couvre 6 pays d’Afrique (Tunisie, Algérie, Burkina Faso, Cameroun, Burundi, Côte d’Ivoire) et 2 pays des Caraïbes (Haïti, République Dominicaine), dans lesquels AIDES collabore avec des partenaires solides, fortement impliqués dans l’appui aux groupes vulnérables ciblés. Au cours de la deuxième année le projet s’étendra jusqu’à au Sénégal, Togo et Benin.

 

 Pourquoi le choix de ces pays ?

 

L’Afrique Subsaharienne et les Caraïbes sont les régions les plus touchées par l’épidémie de VIH/sida. Elles regroupent plus de 70% des personnes séropositives dans le monde[1], avec des groupes extrêmement vulnérables au VIH/sida présentant des taux de prévalence des dizaines de fois supérieurs à ceux de la population générale. Cela constitue un écueil de grande taille qui bloque l’objectif d’enrayer définitivement l’épidémie.

 

Pourquoi le choix de ces cibles ?

 

Le choix de ces cibles n’est pas un fruit du hasard. En effet, la vulnérabilité accrue des populations clés face au VIH/sida est due en premier lieu à la stigmatisation et aux discriminations dont ils sont victimes. De nombreux Etats criminalisent la transmission du VIH/sida, d’autres pénalisent l’homosexualité, la prostitution et l’usage de drogues. Dans ces pays, les politiques et les pratiques discriminatoires poussent les HSH, les personnes transgenres, les TS et les UDI dans la clandestinité et les cantonnent dans des milieux reculés, loin des services d’information et de soins où le risque d’infection par le VIH est très élevé.

 

Ces discriminations empêchent donc ces catégories particulièrement vulnérables d’accéder correctement à une information préventive de qualité, à de bons services de santé, aux préservatifs et aux lubrifiants, à la prise en charge des IST, aux services de réduction des risques.

 

Bref, dans tous les pays concernés par l’action, les cadres législatifs répressifs et les discriminations constituent un frein majeur à l’intégration de ces populations dans les programmes et dispositifs de LCS. Elles sont réprimées et stigmatisées par l’opinion publique, par les familles ou par les forces de l’ordre. Les autorités religieuses et la presse contribuent fortement à cette discrimination, en présentant l’homosexualité, la prostitution ou l’usage de drogues comme des comportements déviants et contre nature ; ce qui contribue, dans l’augmentation de la propagation du VIH/sida

 

Le postulat de base du projet est que Les violations des droits et les discriminations à l’égard des groupes les plus vulnérables face au VIH/sida s’exercent au niveau familial, communautaire et dans toutes les strates de la société. Pour réduire ces discriminations et permettre l’amélioration de l’accès à la prévention et au traitement pour ces groupes, il est indispensable de développer une plus forte sensibilisation et éducation des populations pour un changement de perceptions et d’attitudes à leur égard en s’appuyant sur les organisations de la société civile  qui doivent inclure dans leurs programmes, les actions de plaidoyer pour un arrêt des politiques répressives et discriminatoires et le développement des politiques de protection et d’accès à la santé pour tous. Ce plaidoyer doit pouvoir s’appuyer sur les instances régionales et internationales de lutte contre le VIH/sida, mais aussi de défense des droits humains.



[1] [20,9 millions–24,2 millions]  Rapport de situation 2011: la riposte mondiale au VIH/sida. OMS, ONUSIDA, UNICEF.

Copyright 2011 Droits Humains. Conçu par Dieudonné MUGISHA
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